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Les dirigeants des fiducies foncières du Canada ont des descriptions de tâches intimidantes. Assurer l’intendance de centaines ou de milliers d’hectares de terres à perpétuité. Gérer leur organisation avec un budget restreint. Recueillir des fonds. Négocier des accords fonciers. Gérer le personnel et les bénévoles. Tout cela dans le cadre d’une mission aux enjeux considérables visant à lutter contre la perte de biodiversité et à préserver les écosystèmes menacés.

Si nombre d’entre eux possèdent une excellente formation en biologie ou en sciences de l’environnement, la plupart n’ont pas reçu de formation officielle en matière de leadership.

Le programme de leadership en matière de conservation vise à combler ce vide. Cette initiative a été créée conjointement par le Centre for Land Conservation (CLC) et l’Ivey School of Business de la Western University (Ontario), avec le soutien de la Metcalf Foundation et de la Chisholm Thomson Family Foundation.

Ce programme de cinq jours n’est pas une formation à l’emporte-pièce pour les cadres. Au contraire, il a été spécialement conçu pour permettre aux dirigeants de fiducies foncières d’acquérir les compétences, les approches, les outils et les réseaux nécessaires à la mise en œuvre d’un changement à l’échelle du système.

« En travaillant avec Ivey, nous apportons au secteur de la conservation des terres un développement du leadership qui a fait ses preuves », déclare Lara Ellis, directrice générale de la SIC. « Ces dirigeants ont déjà la passion et les connaissances nécessaires. Ce programme les aide maintenant à amplifier leur impact ».

Cultiver la confiance et l’efficacité des acteurs du changement

En octobre 2025, le programme a accueilli sa cohorte inaugurale de 24 participants, représentant des organisations de conservation des terres, grandes et petites, de tout le pays.

Ensemble, ils ont exploré différentes dimensions du leadership par le biais d’études de cas, d’exercices pratiques et d’une animation de type coaching. Sous la houlette de professeurs de l’université Ivey et d’experts en conservation, ils ont affiné leur réflexion stratégique, renforcé leurs compétences en matière de négociation et de collaboration et développé l’esprit d’entreprise nécessaire pour accroître l’impact de la conservation des terres dans l’ensemble du Canada.

« J’ai l’impression d’avoir enfin reçu une formation officielle sur ce que l’on attend de moi en tant que directeur exécutif », déclare Calder Schweitzer, qui dirige depuis six ans le Thousand Islands Watershed Land Trust, en Ontario.

Pour les nouveaux venus dans le monde des fiducies foncières, il s’agissait d’une plongée en profondeur dans le secteur. « Il y avait tellement d’aspects qui étaient extrêmement riches et des opportunités d’apprentissage phénoménales », dit Amy Kamarainen, qui avait été nommée directrice exécutive de Mayne Island Conservancy, en Colombie-Britannique, quelques mois seulement avant son arrivée à Ivey.

Mais le programme s’est avéré tout aussi précieux pour des dirigeants chevronnés comme Jasper Lament, qui occupe depuis 2012 le poste de PDG du Nature Trust of British Columbia, la plus grande fiducie foncière régionale de la province.

« Je pense que toutes les fiducies foncières qui sont sur une trajectoire de croissance ou qui veulent être sur une trajectoire de croissance peuvent en bénéficier », dit-il. « C’est une occasion unique pour les dirigeants de fiducies foncières d’apprendre auprès de certains des meilleurs professeurs d’écoles de commerce du Canada et d’appliquer ces leçons à leur organisation.

Ses camarades de classe sont du même avis et attribuent au programme une note globale de 6,9 sur 7.

Renforcer les réseaux et les capacités

Parmi les temps forts, citons des simulations de négociations, des exercices pratiques de vente et une session sur les approches de la vision à deux yeux, qui associent les enseignements indigènes et occidentaux. « C’est un sujet sur lequel nous devons tous, dans le secteur, développer nos compétences et notre compréhension », déclare M. Lament.

Le plus grand avantage a peut-être été d’entrer en contact avec des pairs de tout le Canada qui comprennent les pressions et les complexités du travail et qui font face à un grand nombre des mêmes défis. En offrant un espace pour établir des relations personnelles solides, le programme a créé un réseau de dirigeants qui se sentent à l’aise pour se poser des questions, partager leurs connaissances et comparer leurs notes.

« Je n’ai plus l’impression d’être le seul à travailler sur ce sujet », déclare M. Schweitzer. « Il y a des tonnes et des tonnes de gens qui travaillent sur ce que je considère comme le grand problème de notre époque, et cela m’inspire vraiment beaucoup d’espoir. Cela me redonne de l’énergie pour travailler ».

Selon Mme Kamarainen, le fait de se réunir a également révélé des opportunités de travailler ensemble et d’amener la conservation à un nouveau niveau. « Nous voyons ces points d’appui dans le système qui peuvent nous aider à faire évoluer les choses », dit-elle. « Je pense que cela pourrait déboucher sur des choses vraiment étonnantes.

Un investissement qui rapporte des dividendes

Partir une semaine entière représente un engagement important en termes de temps et d’argent. Toutefois, des subventions substantielles ont permis de rendre le programme accessible, grâce au financement généreux de la Fondation Metcalf et de la Fondation de la famille Chisholm Thomson.

M. Lament estime qu’il est très utile d’avoir l’espace nécessaire pour se concentrer sur les questions plus générales qui déterminent le succès à long terme de l’organisation. « Je pense qu’il s’agit d’un investissement qui rapportera des dividendes aux fiducies foncières de tout le Canada », dit-il.

Il arrive à un moment charnière. Face au changement climatique et à la perte de biodiversité, et dans un contexte d’incertitude géopolitique et économique croissante, les professionnels de la conservation ont besoin d’outils pour surmonter les obstacles, conduire le changement et obtenir des résultats durables.

« L’avenir des terres du Canada dépend des personnes qui en assurent la protection », déclare M. Ellis. « Je pense que tout dirigeant qui a l’occasion de suivre ce cours devrait s’y lancer à corps perdu.

Les candidatures sont désormais ouvertes pour la cohorte du printemps 2026. Pour en savoir plus, consultez le site https://www.ivey.uwo.ca/executive-education/programs/individuals/ivey-conservation-leadership-program/

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